ÉDITION 2026

Deux EXPOSITIONS À LA Mécanique générale, ARLES

  • LA NATURE D’edward STEICHEN

  • LISA OPPENHEIM - MONSIEUR STEICHEN

Bruce Davidson, Portrait of Edward Steichen, 1963, Collection du MNAHA Luxembourg

Save the dates!

conférence de presse Lët’z Arles au MNAHA (Luxembourg) le 13.05.2026

Rencontres d’Arles 2026

DU 06.07 AU 04.10.2026

SEMAINE D’Ouverture du 06.07 – 12.07.2026

Vernissage des expositions le 08.07.2026

RETROUVEZ NOUS À La mécanique générale, arles

la nature d’edward steichen

Edward Steichen (Bivange, Luxembourg, 1879 – Redding, États-Unis, 1973)

Composée de près de 70 photographies originales et documents, l’exposition, placée sous le commissariat de Ruud Priem (chef du département et conservateur Beaux-Arts du MNAHA), dévoile des œuvres méconnues sur un thème cher à l’artiste, passion de toute sa vie : la nature.

Cette exposition est coproduite par Lët’z Arles avec le Musée national d’archéologie, d’histoire et d’art (MNAHA Luxembourg) avec le soutien du Centre national de l’audiovisuel (CNA) et la collaboration de l’Estate of Edward Steichen.

Commissaire de l’exposition : Ruud Priem, assisté par Krystyna Dul.

Sunflowers bouquet

Edward Steichen, “Bouquet de tournesols”, 1963, Umpawaug Farm (?), Connecticut, États-Unis, dye imbibition print, collection du MNAHA Luxembourg.

L’EXPOSITION VUE PAR LE COMMISSAIRE

© Tom Lucas

La carrière d’Edward Steichen est extraordinaire à plus d’un titre : pionnier du pictorialisme, photographe de mode et portraitiste, designer ou encore commissaire d’exposition, il n’a cessé d’expérimenter dans toutes les disciplines. Cette exposition inédite révèle combien la nature faisait partie de sa vie personnelle et professionnelle, à travers une sélection d’œuvres rarement montrées issues des collections luxembourgeoises, son pays d’origine, et de prêts exceptionnels de l’Estate of Edward Steichen. Peintre à l’origine, Edward Steichen a exploré, en photographie, les dimensions picturales de l’image et les interactions entre ombre et lumière. Si son approche s’est progressivement orientée vers une vision plus réaliste et documentaire, sa fascination pour la lumière et l’atmosphère de la nature n’a cessé d’influencer sa vision artistique.

Le passage du temps et l’observation patiente de la nature par Steichen s’illustrent parfaitement dans son projet tardif et inachevé consacré à son amélanchier (Shadblow tree). Au fil des saisons, il a étudié méthodiquement les transformations de cet arbre, le filmant pendant plus de cinq ans : l’expérience de la nature y apparaît comme une performance continue et dynamique, saisie instant après instant.

Ses compositions qui célèbrent la géométrie naturelle de certaines plantes (tournesols, lotus, etc.) dans toute leur complexité, avec une fascination particulière pour les delphiniums : il les a non seulement largement photographiés, mais il les a aussi cultivés et hybridés lui-même tout au long de sa vie. Steichen ne s’est pas contenté de saisir la nature telle qu’elle existait ; il l’a également mise en scène dans des portraits intimes de membres de sa famille et d’amis proches, ainsi que dans des photographies de commande. Chez lui, la nature fait à la fois office de décor et de complice, soulignant les liens affectifs et une sensibilité partagée pour la nature. Son lien personnel à la nature allait bien au-delà de l’objectif. Ses autoportraits, ses magazines et les vues de ses expositions révèlent sa quête, constante et passionnée, de beauté. Pour Steichen, culture des fleurs et photographie étaient étroitement liées : il s’agissait de deux manières de donner vie à l’art de la nature et de le partager avec le monde.

Ruud Priem, commissaire de l’exposition La Nature d’Edward Steichen.

Dana Steichen, “Edward Steichen en train d’hybrider des delphiniums”, 1938 (1959), Umpawaug Farm, Connecticut, États-Unis, collection Spuerkeess, grâce au soutien de la Spuerkeess Foundation, sous l’égide de la Fondation de Luxembourg, © 2026 The Estate of Dana Steichen / Artists Rights Society (ARS), New York. 

Edward Steichen, “Fleur de lotus rose et feuilles”, années 1930 (années 1940), Mount Kisco, New York, États-Unis, collection du MNAHA Luxembourg © 2026 The Estate of Edward Steichen / Artists Rights Society (ARS), New York. 

Edward Steichen “Les delphiniums d’Edward Steichen lors d’une exposition”, 1939, Ridgefield, Connecticut, États-Unis © 2026 The Estate of Edward Steichen / Artists Rights Society (ARS), New York

Lisa oppenheim – MONSIEUR STEICHEN

Lisa Oppenheim (New York, 1975)

Avec “Monsieur Steichen”, l’artiste américaine explore cette passion de Steichen pour la nature, ses expérimentations couleur et ses créations textiles méconnues, employant deux techniques distinctes : le Dye Transfer et l’intelligence artificielle.

Commissaire : Bettina Steinbrügge

Exposition coproduite par Lët’z Arles et Mudam Luxembourg – Musée d’Art Moderne Grand-Duc Jean.

Lisa Oppenheim, "Steichen Study 5”, silver gelatin photograph, 60.9 x 50.8 cm
Courtesy of artist and Tanya Bonakdar Gallery, New York

 Lisa Oppenheim, “Steichen Study 1”, 2024, silver gelatin photograph, 27.9 x 35.3 cm
Courtesy of artist and Tanya Bonakdar Gallery, New York

L’exposition vue par la commissaire

Travaillant la photographie, le textile et les compositions florales, Lisa Oppenheim propose un portrait subjectif et abstrait d’une des figures les plus célèbres de la photographie du XXe siècle : le surprenant photographe et commissaire d’exposition américain d’origine luxembourgeoise, Edward Steichen (1879-1973).

Avec Monsieur Steichen, Lisa Oppenheim explore les potentialités de la photographie, en se concentrant sur les aspects moins connus de la pratique de Steichen – sa passion pour les fleurs, ses créations textiles et ses expérimentations avec la photographie couleur. L’artiste compose à partir des « fils perdus » de Steichen: « Je compte faire avec son œuvre ce qu’il a fait tout au long de sa vie : assimiler et recomposer un large éventail de pratiques et d’idées », explique-t-elle.

Croisant Dye Transfer, procédé utilisé par Steichen lors de ses expérimentations dans les années 1930-1940, et l’intelligence artificielle, Oppenheim redonne vie à un iris aujourd’hui disparu baptisé Monsieur Steichen, créé en 1910 par le botaniste Fernand Denis. Elle emploie l’IA pour générer des «hybrides hypothétiques » fusionnant les images des deux variétés d’iris originelles. Les images ainsi générées sont ensuite transformées par Dye Transfer, utilisant l’imprégnation successive de colorants cyan, magenta et jaune pour perturber la vraisemblance, tant génétique que photographique.

Une autre série revisite les motifs textiles imaginés par Steichen en 1926-1927 pour le fabricant de soie Stehli Silks. En s’appuyant sur les photographies de Steichen, Oppenheim a développé huit tissus avec la créatrice de mode Zoe Latta à partir de certains motifs jamais traduits en textiles. Le résultat évoque des interférences électroniques et des formes organiques observées au microscope. L’exposition présente également les Steichen Studies, qui mêlent photographies d’archives et expérimentations en chambre noire, ainsi que la composition florale évolutive Bouquet of Flowers (a photographic score). Lisa Oppenheim explore l’hybridation – entre les techniques, entre les disciplines et entre les pratiques artistiques – pour nous inviter à repenser l’image comme un médium en perpétuelle transformation.

Bettina Steinbrügge, commissaire de l’exposition Lisa Oppenheim – Monsieur Steichen

Les Rencontres d’Arles 2026

© Carlos Idun-Tawiah, « De nombreuses raisons de vivre à nouveau », 2022. Avec l’aimable autorisation de l’artiste et de Galeria Alta et Design ABM Studio.

NECKEL SCHOLTUS

LAURÉATE DU LUPA MENTORSHIP X BOURSE CNA 2026

Nous sommes très heureux d’annoncer que LUPA Mentorship x Bourse CNA 2026 a été descerné à Neckel Scholtus.

Elle bénéficiera :

• du mentorat de l’Ecole nationale supérieure de la photographie d’Arles (ENSP),de février à juillet 2026

• d’une résidence aux Ateliers de La Madeleine à Arles

• d’un livre d’artiste (co-édition CNA et Lët’z Arles)

• de la production d’une exposition au CNA (à partir de 2028)

Le LUPA Mentorship x Bourse CNA 2026 est produit par Lët’z Arles et le Centre national de l’audiovisuel, avec la collaboration de l’École nationale supérieure de la photographie (ENSP) et des Ateliers de La Madeleine (Arles).

BIOGRAPHIE

À travers une pratique photographique qui, depuis 2009, tisse ensemble paysage et mémoire familiale, elle cherche à comprendre ce qui relie les êtres aux lieux, ce qui se transmet, disparaît ou se transforme. Entre création de nouvelles images et réactivation d’archives, son travail développe un langage du portrait poreux, où l’identité se construit dans l’entre-deux : présence et absence, geste et trace.

Entre 2009 et 2022, elle a notamment mené des interventions avec le roulot’ographe, une caravane modulable convertie en camera obscura et laboratoire photographique, qui lui permettait de voir le monde à l’envers et en miroir, questionnant le réel. L’artiste se déplaçait au fil des routes et festivals pour aller à la rencontre du public, invitant à une expérience sensible et partagée de l’image. Aujourd’hui, elle poursuit ce travail en revisitant les images issues de ce corpus tout en continuant à en créer de nouvelles. Ce travail ne cherche pas à documenter, mais à inventer un langage du portrait. Elle tisse son œuvre à partir de sa propre histoire, en explorant les lieux et les liens qui la fascinent : la famille, l’enfance, la terre, l’héritage, les paysages traversés. Neckel offre un regard délicat et mouvant sur l’identité, un art du portrait qui s’éloigne du figé pour laisser place à l’impertinence et à l’échange. En parallèle, elle s’intéresse par extension aux espaces ruraux, dans la série Fragments d’indices où se superposent souvenirs personnels et mémoire collective. Chaque image cherche à capter l’ambivalence entre attachement et effacement, et compose peu à peu un portrait à la fois caché et révélé d’elle-même. Le mode de présentation fait partie intégrante de sa réflexion : elle joue avec l’échelle des tirages, la juxtaposition des images ou leur suspension dans l’espace d’exposition pour créer un lien physique et sensoriel avec le spectateur.

Son projet pour le mentorat

Dans ses recherches à venir, Neckel Scholtus souhaite réaliser une relecture sensible et approfondie de ses archives accumulées depuis plus de quinze ans afin d’en dégager une forme hybride mêlant narration visuelle, installation et édition, tout en effectuant une recontextualisation de ce corpus. Il s’agira d’un temps d’approfondissement, de structuration et d’ouverture à de nouvelles formes de restitution.

© Véronique Kolber

Le jury était composé de

Paul di Felice, co-Fondateur de EMOP ; Curateur indépendant

Marlène Kreins, Directrice des centres d'art de Dudelange

Danielle Igniti, Curatrice indépendante

Marielle Kaufmann et Armand Quetsch, Représentants du Centre national de l’audiovisuel (CNA)

Eugénie Lefebvre, Fondatrice de la résidence Les Ateliers de La Madeleine, Arles

Delphine Munro, Head of Arts & Culture, Banque européenne d’investissement ; Présidente du Casino Luxembourg – Forum d’art contemporain

Véronique Souben, Directrice de l’École nationale supérieure de la photographie d’Arles (ENSP)

Sous la Présidence de Florence Reckinger-Taddeï, Fondatrice et Présidente de Lët’z Arles.

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